Haïti : Révocation du Ministre de la Santé Après un Accord Fatal avec des Gangs Armés qui a Coûté la Vie de Deux Journalistes
Le gouvernement haïtien traverse une crise de gouvernance sans précédent avec la révocation du ministre de la Santé, Dr Duckenson Lorthé B. Ce dernier est accusé d’avoir négocié la réouverture de l’Hôpital Universitaire d’État d’Haïti (HUEH) avec des gangs armés, une décision tragique qui a conduit à un bain de sang au sein de l’établissement. Deux journalistes et un policier ont perdu la vie lors de cette attaque meurtrière.
Selon des sources gouvernementales, Dr Lorthé aurait mené des discussions secrètes avec des groupes criminels pour permettre l’accès à l’hôpital, sans tenir compte des risques pour la sécurité des professionnels de la santé et des patients, ni consulter les forces de l’ordre. Ce manque de coordination avec les autorités compétentes a plongé le pays dans un chaos supplémentaire.
Le gouvernement, sous pression, a annoncé que le ministre de la Justice, Patrick Pélissier, pourrait assurer l’intérim, en attendant des éclaircissements sur cette affaire qui a plongé Haïti dans un nouvel épisode de violence. Les autorités insistent sur la nécessité d’une enquête approfondie et sur la réouverture rapide des enquêtes judiciaires pour tenir les responsables de cette tragédie responsables, y compris l’ex-ministre, qu’elles s’engagent à poursuivre devant les tribunaux.
Cette affaire soulève des questions cruciales sur la gouvernance en Haïti, sur la relation entre les autorités et les gangs, et sur la gestion des crises dans un environnement où la violence armée se généralise. Elle met en évidence la nécessité de réformes urgentes dans le système judiciaire, mais aussi dans la politique de sécurité publique, pour éviter d’autres drames de ce genre à l’avenir.