Le Conseil Électoral Provisoire (CEP) a publié le 26 mars 2026 la liste de 282 partis politiques approuvés sur 320 inscrits initialement pour participer aux prochaines élections, prévues pour cette année.
Parmi les partis retenus figurent de grands noms d’organisations politiques comme Fanmi Lavalas, Pitit Dessalines, Ayiti An Aksyon (AAA), la Fusion des Sociaux-démocrates haïtiens, Les Engagés pour le Développement (EDE) et le Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP).
Selon le calendrier électoral, le premier tour devrait se tenir le 30 août et le second tour est fixé pour le 5 décembre 2026.Dans un communiqué accompagnant la liste, le CEP laisse toutefois entrevoir que celle-ci pourrait s’allonger dans les jours à venir. Le Conseil informe, dans ces conditions, les partis non encore autorisés qu’ils ont jusqu’au 2 avril 2026 pour compléter leur dossier.
Parallèlement, des structures comme le parti Haïtien Tèt Kale (PHTK) n’apparaissent pas parmi les 282 partis validés par le CEP. Cette structure politique, sur laquelle le chanteur Michel Joseph Martelly a été élu président, laisse planer des doutes sur sa participation aux prochaines joutes électorales.
Les partis avaient 10 jours, du 2 au 10 mars 2026, pour soumettre leur inscription, conformément au calendrier électoral. Le CEP poursuit ainsi ses travaux en attendant la publication du budget afin que la population sache enfin combien coûteront les prochaines élections au pays.Le mois d’avril marquera le début de l’inscription des électeurs et des candidats avant le lancement de la campagne du 1er tour des élections législatives et présidentielles au mois de mai.
Entre-temps, la situation sécuritaire reste inchangée en Haïti, avec la violence des gangs. Plusieurs territoires qui devraient recevoir les électeurs sont sous l’emprise des groupes armés. De nombreux centres électoraux ne sont plus fonctionnels et n’ont pas été réhabilités par le gouvernement.Dans une récente intervention au cours du mois, le président du Conseil électoral provisoire, Jacques Desrosiers, a rappelé que le rétablissement de la sécurité est une condition préalable à la tenue de toute élection. S’il reste techniquement confiant que le processus avance, il reconnaît toutefois que les conditions sur le terrain ne sont pas encore réunies.
